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Le site pour les professionnels du management de l'innovation : Site MI

Dernière mise à jour : le 5 février 2020

Sémantique et MI


Pourquoi cette rubrique ?
Écrit par Le Site MI   

Notre objectif n'est pas de multiplier les expressions et les définitions mais d'attirer l'attention sur le fait que le vocabulaire du MI est issu de représentations plus ou moins partagées par un ensemble d'individus.
L'innovation est un polysème, cela signifie que sa définition peut varier d'une personne à l'autre, recouvrir de multiples acceptions différentes. Lors d'une ancienne recherche menée à la fin des années 1990 visant à mettre en place un concours d'innovation dans une grande entreprise française, l'un de nos premiers constats de recherche a été que les dirigeants de l'entreprise n'avaient pas la même représentation que les cadres intermédiaires et les personnes en position opérationnelle (chef de projets d'innovation par exemple).

Comment mettre en oeuvre de façon efficace et efficiente une stratégie fondée sur l'innovation dans ces conditions ?

Le glossaire présente des termes :
- incontournables
- n'offrant pas, pour l'instant, de définition "officielle" à la disposition des praticiens
- donnant lieu à des représentations différentes voire antagonistes
- désignant des pratiques ou des concepts émergents
- normalisés donc faisant l'objet d'une représentation consensuelle.

C
Changement technique
Glossary Link Co-innovation (innovation conjointe, innovation partagée)
Concept d'un produit nouveau
Glossary Link Concours national d'aide à la création d'entreprises de technologies innovantes

D

E
Entreprise innovante (organisation innovante)

G
Groupe de travail pour l'innovation


P
Pratique du management de l'innovation

S

Mise à jour le Mardi, 28 Janvier 2020 16:13
 
Les origines de la normalisation du MI Imprimer Envoyer
Écrit par François ROMON   
Mardi, 09 Novembre 2010 12:03

La norme est une oeuvre collective, donc la propriété de tous. Pourtant, elle peut être un élément clé dans un processus d’innovation ; elle ne s’oppose pas à la propriété intellectuelle, droit personnel, mais peut, au contraire, la compléter. Dans un contexte de compétition accrue, l’entreprise doit participer le plus en amont possible au travail d’élaboration des normes pour y introduire ses propres technologies et faciliter ainsi le lancement sur le marché de nouveaux produits.

En 2009, une étape a été franchie en matière de normalisation de management de l'innovation avec la mise en chantier d’une norme sur le management de l’innovation lui-même tant au niveau français (AFNOR) qu’au niveau européen (Comité Européen de Normalisation).
Les travaux du Comité de normalisation « Management de l’innovation » de l’AFNOR ont démarré en juin 2009 et ont abouti à la publication d'une « norme expérimentale » au niveau français, c’est-à-dire un document simplement indicatif. Le Comité a également élaboré un Fascicule de documentation sur le Management de la propriété intellectuelle et un autre sur le Management de l’intelligence stratégique.

Simultanément, le Comité Européen de Normalisation (CEN) a initié un Technical Comitee sur le même sujet du management de l’innovation (CEN TC 389), piloté par les espagnols de l’Agence espagnole de normalisation (AENOR) qui a fonctionné avec six groupes de travail (Working Groups, WG) :
-        WG 1. Collaboration & creativity management
-        WG 2. Innovation management system
-        WG 3. Innovation self-assessment tools
-        WG 4. Design thinking
-        WG 5. Intellectual property rights management
-        WG 6. Strategic intelligence management
Le WG 5 et le WG 6 étaient animés par des experts français participant par ailleurs aux travaux de l’AFNOR.
Le CEN TC 389 s'est orienté, comme le souhaitait la France, vers une « Technical specification », simplement indicative et non une norme contraignante.

L’AFNOR souhaitait par ailleurs aboutir à un document de référence pout tous types d’organisations participant au processus d’innovation : les entreprises bien sûr en tout premier lieu mais aussi les centres de recherche, les agences de soutien et de financement et les prestataires de services. La Commission française a donc travaillé plus particulièrement sur l’innovation ouverte et a participé aux travaux européens sur l’évaluation des brevets.

Références bibliographiques :
Pour en savoir plus :
Mise à jour le Dimanche, 26 Janvier 2020 17:24