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Dernière mise à jour : le 8 novembre 2017

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Terme Définition
Changement technique

Evolution des frontières de la science qui se traduit par l'apparition d'une ou plusieurs nouvelles techniques. Ces nouvelles techniques se substitueront peu à peu aux techniques existantes (exemple du moteur à explosion par rapport au moteur à eau). On confond encore trop souvent avec :

  • progrès technique comme si le changement technique était toujours source de progrès ; quel Progrès ? Pour qui ? Pour la Société ?

  • technologie (une technique utilisée par une entreprise pour créer de la valeur devient une technologie).

Source : Fernez-Walch S. et Romon F. (2008), Dictionnaire du management de l'innovation, Paris, Vuibert.

Co-innovation

Modalité de management de l’innovation qui consiste, pour plusieurs entités juridiques différentes, à faire émerger et/ou réaliser, de façon conjointe, des projets d’innovation. Le choix de cette modalité repose sur l’hypothèse d’une synergie des ressources dans une situation d’innovation donnée (par exemple la nécessité de réunir des savoir faire multiples et complémentaires). C’est notamment le cas dans les industries dites complexes faisant intervenir de nombreuses entreprises (construction automobile, construction aéronautique).

Co-innover implique, pour les partenaires, de trouver un accord concernant le partage des risques, la répartition des bénéfices du projet, la propriété des savoirs créés ou diffusés et de mettre en place des dispositifs instrumentaux et organisationnels adéquats. Les entités juridiques peuvent être de même nature (entreprise par exemple) ou de nature différente (entreprise et laboratoire public de recherche par exemple). Elles peuvent appartenir à une même filière industrielle ou non. La collaboration peut revêtir plusieurs formes.

  • Elle peut porter sur un projet d’innovation ponctuel ou être récurrente.

  • Elle peut porter sur tout ou partie des projets d’innovation (émergence ou/et réalisation d’un projet d’innovation).

  • Elle peut être plus ou moins contractualisée : depuis une simple collaboration dans le cadre d’un programme de recherche européen à la création d’une joint venture.

  • Elle peut mettre en œuvre des dispositifs instrumentaux et organisationnels nouveaux ou mobiliser des dispositifs préexistants tels que les plates-formes collaboratives d’innovation (pôles de compétitivité par exemple).

Le partage de la propriété intellectuelle entre les partenaires est défini dès le lancement du projet d’innovation. Un type de co-innovation particulier est la co-traitance de l’innovation qui consiste, pour un donneur d’ordre, à impliquer ses fournisseurs dès le stade de la conception d’un produit ou service nouveau et à s’engager dans un partage des risques et des bénéfices allant au delà d’une simple licence d’exploitation de brevets ou fourniture de sous-ensemble du futur produit.

Autres appellations : innovation conjointe, innovation partagée

Aliases (separate with |): innovation propriétaire
co-traitance de l'innovation

La co-traitance de l’innovation consiste, pour un donneur d’ordre (constructeur automobile ou avionneur par exemple), à faire participer ses fournisseurs à la conduite des projets d’innovation en les considérant comme de véritables partenaires à la fois dans les étapes aval (réalisation du projet) et dans les étapes amont (étapes appelées par certains « avant-projet », par d’autres « exploration »).

La co-traitance de l'innovation est une forme de co-innovation.

Concept d'un produit nouveau

Idée de produit nouveau à laquelle on donne un sens en l’exprimant en des termes marketing (concept marketing) ou/et techniques (concept technique ou technologique) ou/et artistiques (concept de design ou graphique).

  • Le concept marketing d’un produit est une formulation de l’idée du produit en des termes de besoin et d’utilisation. L’exemple souvent cité est le concept de la salade prête à l’emploi. Ce produit permet à la famille active de se nourrir rapidement, sans préparation, de façon saine avec des légumes frais.

  • Le concept technique ou technologique d’un produit est le fondement scientifique sur lequel repose l'idée du produit. Pour la salade prête à l’emploi, le concept technologique est un mode de conservation sous atmosphère contrôlée.

  • Le concept de design (ou graphique) d’un produit fait référence à ses caractéristiques perceptuelles. Pour la salade prête à l’emploi, le concept graphique est un emballage transparent qui permet de visualiser la fraîcheur du produit.

Il est très important de définir le concept du produit dès le début du projet d'innovation. Pour les projets de type market pull, on part d'un concept marketing qu'on devra combiner avec un concept technique. Pour un projet de type technology push, on a seulement un concept technique qu'on devra combiner avec un concept marketing. La combinaison des deux concepts est essentielle car une idée de projet est une rencontre entre des savoirs et savoir-faire et les besoins des utilisateurs. C'est seulement si la novation du produit porte sur les aspects de design que le concept de design (ou graphique) est également défini à ce stade du processus d'innovation. Le terme design ne doit être réduit ni au packaging et autres éléments de signalétique du marketing mix, ni au design industriel.

Source : D’après Fernez-Walch S., F. Romon F., 2017, 4ème édition. Management de l’innovation, de la stratégie aux projets. Paris. Vuibert.

Concours national d'aide à la création

d’entreprises de technologies innovantes

Crée en 1999, le Concours national d'aide à la création d'entreprises, devenu i-LAB en 2014, est né de la volonté du ministère de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, de valoriser les résultats de la recherche publique à travers la création d'entreprise. Il est ouvert à tous ceux qui ont un projet innovant de création d'entreprise avec un fort contenu technologique.

Organisé en partenariat avec Bpifrance, i-LAB soutient les meilleurs projets avec une aide financière importante et un accompagnement adapté. La subvention destinée à financer le programme de recherche et de développement pour la finalisation du produit, procédé ou service technologique innovant, peut atteindre 450 000 euros. Le total des subventions s'élève à plus de 12 millions d'euros. Le financement est assuré essentiellement par le M.E.N.E.S.R. avec une participation de Bpifrance Financement.

Source : Portail du Ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid110449/i-lab-2017-lancement-du-19e-concours-national-d-aide-a-la-creation-d-entreprises-de-technologies-innovantes.html

Découverte

Prise de conscience d'un fait naturel jusqu'alors inconnu.

A ne pas confondre avec l'invention.

En appliquant ce raisonnement aux travaux d'Einstein, on peut considérer qu'Einstein a découvert la composition de la lumière et inventé la théorie de la relativité restreinte.

D'après Rigny A. J. (1973), Structure de l'entreprise et capacité d'innovation, Puteaux, Hommes et Techniques.

Design pour innover

"Activité créatrice dont le but est de présenter les multiples facettes de la qualité des objets, des processus, des services et des systèmes dans lesquels ils sont intégrés au cours de leur cycle de vie" (International Council of Societies of Industrial Design, ICSID, 2010).

Selon le MEIE (2009, Morand et Monceau), les entreprises françaises étaient en 2009 plus de 60% à ne pas recourir au design contre 35% au Royaume Uni et 25% en Norvège. De plus, coexistaient et s'opposaient souvent la vision d'un design compris comme une activité essentiellement technique de conception de produit et celle d'un design uniquement préoccupé d'esthétique et d'art de vivre, permettant de véhiculer l'image parfois un peu embellie d'une marque ou d'un produit (voir l'article écrit par Armand Hatchuel, chercheur au Centre de Gestion Scientifique de l'Ecole des Mines de Paris, dans Le Monde Economie en 2010).

Un concept habilement formulé pourrait bousculer nos pratiques de management de l'innovation : le design thinking, largement plébiscité dans les travaux de normalisation sur le management de l'innovation, que ce soit au niveau français ou au niveau européen. Ce concept a été développé par le CEO de l'agence de design Ideo à Palo Alto, T. Brown, dans un article très remarqué de la Harvard Business Review publié en 2006. Le design y est présenté, selon nous, comme LE nouveau facteur de structuration des projets d'innovation, d'où l'idée de design thinking.

Le design pour innover, d'accord ... Tous les chercheurs en management de l'innovation, y compris nous-mêmes, s'évertuent à plaider la cause du design depuis de nombreuses années. Le design est une compétence clé au service du management de l'innovation : toujours selon Hatchuel (2010), le design « puisant aux sources de l'art et de l'imaginaire, le design apporte sa capacité à recréer les "choses", les émotions et les valeurs ». Mais il ne faudrait pas que le design thinking devienne la panacée du management de l'innovation comme l'innovation ouverte le fut en son temps ... et détourne l'attention des financeurs de l'innovation, publics et privés, d'une clé fondamentale du management de l'innovation : la création et la valorisation de savoirs collectifs d'innovation dans une entreprise passe avant tout par l'équilibre entre les fonctions et expertises mobilisées dans un projet d'innovation : marketing, R&D, design, propriété intellectuelle, aspects comptables et financiers, etc.

Références : Brown T. (2006), « Design thinking », Harvard Business Revue, June 2008, p. 85-92. Hatchuel A. (2010), « Le design est aussi un effort de recherche », Le Monde Economie, 2 février. MEIE, Ministère de l'économie, de l'industrie et de l'emploi (2009), Pour une nouvelle vision de l'innovation, Rapport Morand et Manceau, Paris, La documentation française, avril (Morand P., Manceau D.).

Développement durable et innovation

Selon le rapport Brundtland (du nom de Gro Harlem Brundtland, ministre norvégienne de l'environnement ayant présidé la Commission mondiale sur l’environnement et le développement en 1987) : « développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Deux concepts sont inhérents à cette notion : le concept de "besoins", et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis, à qui il convient d’accorder la plus grande priorité, et l’idée des limitations que l’état de nos techniques et de notre organisation sociale impose sur la capacité de l’environnement à répondre aux besoins actuels et à venir. »

Le développement durable est important dans le management de l’innovation car il induit des changements de la réglementation, une évolution des modes d’utilisation des produits. Par exemple, l’acheteur potentiel d’une voiture « propre » peut être intéressé à participer à la lutte contre l’effet de serre, même si sa motivation principale est de consommer moins de carburant puisque celui-ci coûte de plus en plus cher. On assiste ainsi à l’annonce d’un nombre croissant de projets de nouveaux véhicules, toujours de plus en plus économes en énergie.

Le développement est pris en compte pour lancer de nouveaux projets d’innovation, de façon délibérée dans les entreprises qui en font un élément de leur stratégie, comme Toyota avec le véhicule hybride, ou bien sous la contrainte dans les entreprises qui se plient aux évolutions de la réglementation, surtout avec la publication de la norme ISO 26000 (stratégie adaptative ou réactive). La prise en compte du développement durable dans le management de l'innovation ne doit pas être réduite à l'Eco-conception, outil d'aide à la conception de nouveaux produits, services et procédés. Le développement durable doit également et surtout faire l'objet d'une réflexion au niveau stratégique de l'entreprise !

Source : D’après Fernez-Walch S., F. Romon F., 2008. Dictionnaire du management de l’innovation. Paris. Vuibert. Disponible à http://vuibert.com/livre72225.html Référence : ISO 26000:2010- Lignes directrices (http://www.iso.org/iso/fr/catalogue_detail?csnumber=42546)

Entreprise d'innovation

Entreprise créée pour la mise en oeuvre d’un projet d’innovation. A ne pas confondre avec "entreprise innovante". Toute entreprise se devant d’être innovante (par exemple en réalisant une part significative de son CA avec des produits, procédés et technologies nouveaux), on préférera le terme d’entreprise d’innovation à celui d’entreprise innovante pour désigner ce type d’entreprise. L’initiative peut être purement individuelle, ou résulter d’un choix stratégique d’une entreprise existante (« Corporate Spin-off »), ou encore être décidée par un centre de recherche publique (« Academic Spin-off »).

  • Entreprise d’innovation créée à partir d’une autre entreprise (« Corporate Spin-off »)

Entreprise créée par une entreprise existante pour mettre en œuvre un projet de valorisation des résultats de sa recherche interne. Il s'agit d’une forme de management de projet que l’on peut qualifier de « radicale », l’entreprise externalisant purement et simplement le groupe de projet d’innovation. L’entreprise d’innovation peut se charger de l’exploitation de la nouvelle offre de biens ou de services ; elle peut aussi être dissoute une fois que le projet aura été mené à bien, et ses membres réintégrés à l’entreprise mère qui se chargera alors de l’exploitation. Cette externalisation permet de donner un maximum d’autonomie au chef de projet et au groupe de projet ; elle est choisie, par exemple, suite à une trop forte résistance des membres de l’entreprise qui s’opposent au lancement du projet ou qui tout simplement n’y croient pas. L’externalisation peut être décidée également lorsque l’idée d’innovation n’est pas tout à fait dans la stratégie de l’entreprise mais que l’entreprise lui attribue un potentiel de réussite ; plutôt que de laisser l’idée sur une « étagère », au risque de démotiver les chercheurs créatifs, on incite le créateur de l’idée à la valoriser à l’extérieur de l’entreprise.

Un exemple bien connu de ce mode de management de l’innovation est celui du lancement des ordinateurs portables par IBM. A l’époque, la direction de la R&D de l’entreprise ne croyait pas à l’avenir de l’informatique personnelle et voulait continuer à perfectionner l’informatique grands systèmes centralisés qui avait fait la spectaculaire réussite de « Big blue »… jusqu’à ce que son concurrent, Apple, lui prenne de plus en plus de parts de marché. C’est ainsi qu’IBM a du se résoudre à créer une entreprise spécialement pour le développement de ses PC, qui a d’ailleurs été un succès. Certaines entreprises développent, depuis de nombreuses années, une stratégie récurrente d’externalisation des résultats de leur recherche (Xerox, Bull, Sanofi Aventis, etc.). Cette stratégie est l’un des principes de l’innovation ouverte.

  • Entreprise d’innovation créée à partir d’un centre de recherche publique (« Academic Spin-off »)

Entreprise créée pour mettre en œuvre un projet de valorisation des résultats de la recherche publique. Les motivations pour choisir ce moyen, plutôt qu’un transfert de technologie à une entreprise existante, sont diverses : répondre aux sollicitations des administrations de tutelle ; accroître les revenus du laboratoire par les subventions, et les bénéfices des activités futures ; accroître les transferts de technologies vers l’industrie, le centre de recherche étant le seul, pour les innovations de rupture, à disposer des compétences nécessaires pour la valorisation ; développer le sens de l’entreprise au sein du laboratoire de recherche ; participer au développement économique et social local ; renforcer l’image du laboratoire pour attirer les étudiants et les chercheurs.

Les principaux problèmes rencontrés sont : le choc entre deux cultures, celle de l’industrie et celle de la recherche publique ; la question de l’attribution des droits de propriété industrielle.

Source : D’après Fernez-Walch S., F. Romon, 2008. Dictionnaire du management de l’innovation. Paris. Vuibert.

Aliases (separate with |): Entreprise établie
Entreprise innovante

Entreprise (de statut privé ou non) ayant mis œuvre une organisation et un management dédiés à l’innovation : mécanismes structurels (groupes de projet, comités d’innovation, forums thématiques par exemple), processus (déroulement des projets d’innovation, processus de décision avec une démarche go/no go par exemple) et une instrumentation de gestion (outils de gestion de projet par exemple). L’innovation est placée au cœur de la stratégie de l’entreprise soit, carrément, comme fondement de l’offre, soit comme variable clé de la compétitivité. Elle est pratiquée de façon récurrente et non ponctuellement. Apple, Sony, Liebherr Aerospace Toulouse, la coopérative agricole ARTERRIS sont des entreprises innovantes. Ne peut être qualifiée d’organisation innovante une entreprise qui conduirait un projet d’innovation ponctuel en réponse à une évolution de son environnement : ce n’est pas parce que l’entreprise Microsoft a lancé le module Kinect qui permet de jouer avec une console de jeu de salon sans manette que cela fait d’elle une entreprise innovante. N’est pas forcément innovante une entreprise qui adopte, ponctuellement, une technique nouvelle imaginée par une autre entreprise même si cette technique lui permet d’améliorer sa compétitivité (diminution des coûts de fabrication). Pour qu’une entreprise d’innovation, entreprise créée spécialement pour la mise en oeuvre d’un projet d’innovation, devienne une organisation innovante, il faut qu’elle transforme son management pour pouvoir faire émerger et réaliser plusieurs projets d’innovation en parallèle. Une entreprise ayant un département R&D n’est pas une entreprise innovante pour autant si la R&D est seulement une activité de soutien à l’activité quotidienne de l’entreprise et n’est pas impliquée dans des projets d’innovation transversaux.

Autre appellation : organisation innovante

Invention

Opération mentale abstraite qui consiste à créer un lien entre deux éléments n'en comportant pas habituellement. c'est donc l'agencement en une structure nouvelle d'éléments préexistants.

A ne pas confondre avec la découverte qui est la prise de conscience d'un fait naturel jusqu'alors inconnu.

En appliquant ce raisonnement aux travaux d'Einstein, on peut considérer qu'Einstein a découvert la composition de la lumière et inventé la théorie de la relativité restreinte.

D'après Rigny A. J. (1973), Structure de l'entreprise et capacité d'innovation, Puteaux, Hommes et Techniques.

Plate-forme d'innovation

Regroupement de moyens (équipements et moyens humains en particulier), destinés à offrir à une communauté ouverte d'utilisateurs (notamment des entreprises), des ressources (location d'équipements, prestations, services, etc.), leur permettant de mener à bien leurs projets de R&D et d'innovation.

Les plates-formes d’innovation peuvent être mutualisées entre plusieurs partenaires engagés dans des projets d’innovation coopératifs successifs, comme les plates-formes d’innovation des pôles de compétitivité. Elle peuvent aussi être mises en place à l’initiative de centres de recherche publics (NIT–Inocité de l’INPL, centre d’innovation de l’UTC) ou d'entreprises cherchant à coopérer avec leurs sous-traitants ou alliés (Studio créatif et Explocenter de FT – Orange, Centre d'innovation ArcelorMittal Research).

Source : D'après la Lettre d’information competitivite.gouv.fr juin 2009 [newsletter@competitivite.gouv.fr]

Politique publique de soutien

à l'innovation

Selon Ruprich-Robert et Bencinvenga (2002), une politique publique est « un ensemble cohérent et organisé de prestations publiques, articulées autour d’un objectif stratégique défini par la collectivité et d’un territoire donné ».

Appliquer cette définition au cas de l’innovation revient à considérer une politique publique en faveur de l’innovation comme un ensemble cohérent et organisé de prestations publiques visant à renforcer la capacité d’innovation des entreprises sur un territoire donné.

Les politiques publiques en faveur de l’innovation reposent sur l’idée que la puissance publique peut et doit intervenir sur un certain nombre de variables influant sur la compétitivité des entreprises, notamment :

– la recherche publique ;

– la formation professionnelle ;

– l’encouragement à la création d’entreprise ;

– le droit de propriété intellectuelle ;

– la standardisation et la normalisation.

Sources : Ruprich-Robert C, Bencinvenga M., 2002. Evaluation des politiques publiques : nouveau guide pratique. Territorial, coll. Dossiersexperts. Fernez-Walch S., Romon F., 2017, 4ème édition. Management de l'innovation de la stratégie aux projets. Paris. Vuibert.

Potentiel d'innovation

Ensemble des savoirs et savoir-faire que l'entreprise peut valoriser en lançant une nouvelle offre de biens et/ou de services sur un marché ou en mettant en œuvre de nouveaux procédés, méthodes, entités organisationnelles, etc.

Les savoirs peuvent être technologiques ou non technologiques (marketing, organisationnels, logistiques, juridiques, etc.).

Le développement d'un savoir (technologique surtout) peut se faire dans le cadre d'un projet d'innovation. Certaines entreprises conduisent ainsi des projets transverses aux projets de développement d'offres de biens ou de services pour développer leurs savoirs collectifs, reliés à leur coeur de métier. Dans les grands groupes multi-divisionnels, ces projets peuvent être conduits au sein d'un département de recherche corporate.

Mais ce n'est pas parce qu'aujourd'hui on commence à se rendre compte que l'innovation n'est pas seulement technologique qu'il faut oublier le R de R&D !

Par ailleurs, on oublie trop souvent que le savoir-faire est relié à l'humain et on réduit encore trop l'intervention des acteurs dans les projets d'innovation à la seule mobilisation des expertises. Mettez l'expert(e) en état de stress et il sera difficile pour lui (elle) de mobiliser toutes ses connaissances et savoir-faire.

Source : Fernez-Walch S., Romon F. (2017, 4ème édition), Management de l'innovation, de la stratégie aux projets, Paris, Vuibert.

Projet d'innovation coopératif

Projet d'innovation regroupant plusieurs entités (entreprises concurrentes, clients, fournisseurs, entreprises d'autres secteurs, centres de recherche publique, etc.) qui assurent, ensemble, la maîtrise d’ouvrage, voire la maîtrise d’oeuvre du projet, ce dans une logique d’innovation ouverte.

Selon Fernez-Walch (2010), on constate depuis le début des années 2010 une explosion du nombre de projets de type coopératif pour deux raisons principales : d’une part, un facteur intrinsèque au processus d’innovation, son infléchissement vers un mode ouvert et, d’autre part, un facteur extrinsèque, la croissance de l’intervention publique (notamment par l’aide financière) qui, par fonction, ne peut s’appliquer qu’à une pluralité d’acteurs, les incitant à ouvrir encore plus leur mode de management de l’innovation.

Conduire un projet d'innovation coopératif c’est faire intervenir des partenaires variés (en terme de taille, de structure juridique, etc.) et ayant des intérêts économiques souvent divergents ; des individus de culture parfois radicalement différente (monde de l’entreprise versus logique scientifique, pluralité des nationalités et des langues) ; d’où des interrogations sur le mode de gouvernance, le rôle des systèmes d’information, le profil et les compétences du chef de projet, la propriété des connaissances apportées par chaque protagoniste et, également, celle des connaissances créées dans le cadre du projet.

Sources :

  • Fernez-Walch S., 2010, « Le management multi-projets, une réponse possible à l’explosion du nombre de projets d’innovation de type coopératif ». Site MI. accessible à http://www.innovationmanagement.fr/index.php?option=com_content&view=category&layout=blog&id=58&Itemid=94

  • Fernez-Walch S., F. Romon, 2017, 4ème édition. Management de l’innovation, de la stratégie aux projets. Paris. Vuibert.

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